La plupart des plaintes ciblaient une mauvaise communication de la part de la police. Le Comité P a reçu 197 plaintes de citoyens envers l'action des services de police dans le cadre des mesures contre le coronavirus, entre le 16 mars (2 jours avant le 'lockdown') et le 18 juin 2020. Sur les 197 plaintes, la majorité (80) concerne le langage employé par les policiers.

"En classant les faits les plus fréquemment évoqués, il est interpellant de constater que ce sont ceux qui concernent le langage et le comportement verbal, c'est-à-dire la communication entre le policier et le citoyen, qui sont quantitativement les plus importants", note le Comité P dans un rapport relatif à l'action de la police intégrée dans la gestion de la première vague du coronavirus. On y évoque dans ces diverses plaintes "un langage agressif, menaçant, intimidant, vexant, impoli ou irrespectueux".

Ces plaintes ont fait l'objet d'enquêtes et que 19 d'entre-elles ont démontré l'absence de fautes des policiers concernés.

Durant la même période, des citoyens ont déposé 51 plaintes contre les membres de la police intégrée auprès de l'Inspection générale (AIG) concernant la manière dont les mesures de sécurité ont été appliquées. Les faits dénoncés par les citoyens auprès de l'Inspection générale concernaient entre autres le non-respect des mesures par la police elle-même ou la non-intervention de la police à la suite de réunions ou de déplacements non essentiels mais également l'attitude (impolie) de la police.