L'Organe central pour la saisie et la confiscation (OCSC), qui gère la saisie de plus d'un demi-milliard d'euros, ne dispose pas d'un programme de comptabilité moderne. 

En 2012, 425.000 euros lui ont été octroyés pour un nouveau programme mais, entre-temps, pour des raisons d'économie, le contrat du consultant censé mettre en place le programme n'a pas été prolongé. Quatre ans plus tard, Théo Jacobs, le patron de l'OCSC, avertit que le projet risque de tomber aux oubliettes. "Vous pouvez comparer notre programme de comptabilité avec la façon dont tout un chacun gère ses relevés de compte. Ce n'est pas de la comptabilité. C'est primitif".

"C'est incompréhensible", réagit la députée N-VA Sophie De Wit. "Un programme d'une valeur de 425.000 euros n'est pas utilisé et l'OCSC administre l'argent et les biens saisis durant l'année 2016 comme un amateur".

Théo Jacobs et le ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V) se renvoient la balle. "Le projet a été suspendu à la demande du directeur, sans qu'une nouvelle date soit fixée. C'est pourquoi l'ancienne manière de faire reste d'actualité", dit-on chez le ministre.

M. Jacobs, qui est à l'étranger, contredit cette version. "Ce n'est absolument pas de ma faute. Au contraire. Un ingénieur civil a été engagé comme consultant pour nous aider à installer le nouveau programme. Mais pour des raisons d'économie, le cabinet n'a pas prolongé son contrat".