On l’ignore souvent, mais le 24 décembre est une date très prisée pour faire sa demande; les mariages d’hiver aussi cartonnent.

Dinde, petits fours, bulles, sapins, pulls de Noël, carreaux givrés, présents soigneusement emballés sous le sapin et autres cotillons. L’imaginaire des fêtes de fin d’année est vaste. Mais on en oublie souvent un dans le lot: la bague de fiançailles

C’est en effet peu su, mais la période des fêtes de fin d’année est l’une des plus prisées pour ce qui est des demandes en mariage.

Un sondage mené par la société organisatrice d’événements Chillisauce, qui a interrogé près de 10.000 personnes au mois de novembre dernier dans le Royaume-Uni, l’atteste.

Lorsqu’on leur demande de choisir parmi sept dates symboliques, c’est le 24 décembre qui arrive en tête (31 % ) des préférences des Britanniques, devant la Saint-Valentin (22 % ). Le jour du réveillon du nouvel an, lui aussi, cartonne. 18 % optent pour l’ultime jour de l’année pour proposer à leur conjoint(e) de convoler en justes noces.

Plus étonnant encore: la date du jour de la première rencontre (11 % ), les anniversaires (9 %), le jour de Noël (7 %) ou le lendemain de Noël, appelé Boxing day chez les Anglo-saxons (2 %), cumulés, font moins bien que les deux réveillons de décembre mis côte à côte.

"La majorité des demandes d’organisation de mariages ont lieu entre janvier et mars, soit peu de temps après Noël et la Saint-Valentin", confirme Sandy Moretta, une organisatrice de mariages britannique.

Même si la demande en mariage reste très majoritairement une affaire d’hommes - seules 21 % des dames se déclarent prêtes à déposer le genou au sol - ce sont manifestement les hommes qui penchent pour Noël et la bague de fiançailles emballée sous le sapin. 33 % des messieurs optent pour le réveillon de Noël, quand 29 % des dames préfèrent le charme et le romantisme de la Saint-Valentin.

Quid en Belgique ?

Sur les quelque 40.000 mariages enregistrés en Belgique en 2014, aucune statistique, forcément, ne détaille la période de la demande. Mais un son de cloche auprès d’organisateurs de mariage nous permet d’en savoir plus.

Julie Fénix, Wedding Planner à La Fée des Merveilles, confirme à demi-mots: "D’après mon expérience, les périodes de pointe sont évidemment la Saint-Valentin et les fêtes de fin d’année. Mais je dois admettre que c’est assez régulier et qu’il y a du travail toute l’année."

Patrick Kipsen, gérant de l’agence d’organisation de mariage PLB Consult, dans le Brabant wallon, confirme lui une autre tendance. "Depuis quelques années, je constate un boom des mariages d’hiver. La météo devenue tellement imprévisible, le prix des salles plus avantageux à la fin de l’année ont certainement développé ce phénomène avec, en guise de cerise sur le gâteau, la naissance des mariages... le jour du réveillon de nouvel an . Des invités disponibles et prêts à faire la fête, un jour férié le lendemain, des prix plus avantageux.… C’est une vraie nouvelle tendance."

Que les chiffres attestent: en octobre, novembre et décembre 2013, 6.345 couples se sont mariés en Belgique. Ils étaient 7.076 en 2014. "Et certainement plus encore en 2015 où ils seront, qui plus est, gâtés par la météo."

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Janvier, le mois des divorces

Si décembre rime donc très souvent avec fiançailles et désir de s’unir, il ne faut pas patienter longtemps pour que le mois des divorces chasse celui des demandes d’union.

Selon les dernières statistiques belges, c’est en effet durant le premier mois de l’année que le plus grand nombre de mariages sont rompus. En janvier 2014, on comptabilisait ainsi 2.450 divorces effectifs. Près du double du mois le moins divorçogène de l’année : septembre, avec 1.311 divorces enregistrés seulement.

On remarque également, en remontant les données, que le mois de mars est un mois où le nombre de divorces grimpe en flèche.

Sans basculer dans la philosophie de comptoir, il y a quelques éléments qui peuvent tendre à expliquer cette tendance. Le premier est lié à un certain contexte : janvier est le mois du renouveau, celui où l’on tire un bilan, avec un nouveau commencement.

C’est donc le moment parfait pour consolider une relation… où y mettre un terme.

Il y a un élément important à prendre en compte également : le désir de ne pas briser l’union familiale - vis-à-vis des enfants, essentiellement - durant les fêtes de fin d’année, pour mieux reporter la cassure à quelques jours plus tard.

Mesdames, messieurs, gare donc à ne pas commettre d’impair. Particulièrement en janvier.