La discrétion était de mise à l'entrée. Seul le vice-Premier ministre Vooruit, Frank Vandenbroucke, s'est exprimé et a commenté l'un ou l'autre des points en discussion. En vue d'augmenter le taux d'emploi, la question des malades de longue durée et de leur nombre croissant se pose avec insistance depuis plusieurs années. "Je veux une approche forte, grâce à laquelle les gens reçoivent une chance et chacun prend ses responsabilités", a-t-il expliqué.

A ses yeux, des sanctions pour des gens qui se montreraient réticents à entrer dans le plan, en refusant par exemple de fournir des renseignements, sont inévitables. "Aujourd'hui, dans toutes les branches de la sécurité sociale, il y a des droits et des obligations", a-t-il fait remarquer.

Autre point sensible qui reste à trancher: le prix de l'énergie. Diverses options sont sur la table, dont l'extension du tarif social élargi, un système de cliquet inversé qui ferait baisser les accises et un chèque énergie. Trois principes guident cette discussion, a rappelé le ministre socialiste flamand. Un: l'Etat ne doit pas s'enrichir par ses recettes fiscales alors que les ménages connaissent des difficultés. Deux: il faut agir de manière ciblée vis-à-vis des gens qui sont dans les difficultés. Trois: il faut réformer en profondeur le système de manière à éviter le genre de hausse de prix que l'on connaît actuellement et la transparence doit régner dans la facture d'énergie de manière à ce que chacun des consommateurs comprenne ce qu'il paie et ne soit pas victime de pratiques malhonnêtes.

A l'issue de cette journée ou durant la nuit, les principaux ministres du gouvernement De Croo doivent trouver un accord sur le budget 2022. Mardi, le Premier ministre est attendu à la Chambre à 14h30 pour la traditionnelle déclaration de politique générale.