Jeudi soir, l'exécutif régional a décidé de jouer la prudence et de maintenir l'obligation du port du masque telle qu'elle existait jusqu'à présent alors que le comité de concertation du 17 septembre avait décidé d'assouplissements en la matière à partir du 1er octobre.

Dans la foulée de cette réunion, la Flandre avait décidé de suivre le canevas fédéral et de tomber le masque tandis que Bruxelles avait immédiatement fait part de sa volonté de maintenir les obligations en l'état. La Wallonie, elle, n'avait pas tranché.

La décision du gouvernement wallon est finalement tombée jeudi soir, à quelques heures de l'entrée en vigueur des nouvelles règles. Mais comme pour l'instauration du couvre-feu, la Région doit impérativement passer par les gouverneurs de provinces ou les bourgmestres pour la faire appliquer, faute des compétences nécessaires.

Or, vendredi après-midi, il n'y a toujours pas de texte officiel, a assuré le président de l'Union des Villes. "Vingt-quatre heures plus tard, nous n'avons toujours aucune information à part ce que nous avons lu dans la presse. Mais un communiqué, ce n'est pas un texte de loi. Et par ailleurs, ce timing, c'est vraiment un manque total de respect vis-à-vis des bourgmestres et des secteurs concernés", a fustigé Maxime Daye.

"Ce n'est pas la première fois. L'année passée, la commission parlementaire sur le covid avait déjà mis en lumière ce problème d'informations reçues trop tardivement par les pouvoirs locaux. A l'époque, on nous disait que c'était à cause du fédéral. Ici, le fédéral a pris un arrêté ministériel; la Flandre et Bruxelles ont réagi tout de suite tandis qu'en Wallonie, on n'a que des articles de presse", a-t-il poursuivi.

"Sur le fond, je n'ai pas de soucis avec la décision mais je regrette vraiment le manque de considération du terrain. Après un an et demi de cette gestion, tout le monde est usé", a conclu le président de l'UVCW.