Elle a assuré vouloir chercher une solution, malgré les contraintes légales existantes. Aucun crédit supplémentaire ne devrait en effet être disponible d'ici 2023. Le montant final de la future dotation indexée ne sera fixé qu'en janvier 2023, sur base de l'indice-santé de décembre 2022. "L'argent ne sera pas disponible pour les zones d'ici là", a-t-elle indiqué. "Je ne peux pas faire de la magie, mais je vais étudier une solution." Cette réponse a suscité la perplexité de plusieurs députés, y compris au sein de la majorité. "Il faut une initiative sous forme de circulaire pour anticiper cette augmentation. À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle", a exhorté Eric Thiébaut (PS). "J'attends une prise de position rapide", a renchéri son collègue de parti Hervé Rigot.

"Ce qu'il manque, c'est une volonté politique", a estimé Julie Chanson (Ecolo). "Placez toute votre volonté pour trouver une solution à court et à long terme."

Tim vandenput (Open Vld) a pour sa part suggéré de passer par une formule de préfinancement.

Dans l'opposition aussi, les appels à l'action se sont multipliés. "Le fédéral ne peut pas rester sourd à l'appel des communes. Dommage que je ne sois pas ministre du Budget, je vous aurais accordé les moyens bien volontiers", a lancé Josy Arens (Les Engagés). Sophie Rohonyi (DéFI) a parlé d'"espoirs douchés" pour les zones de police. "Les nouvelles dotations ne seront fixées qu'en janvier 2023. Et les zones de police se doivent d'attendre sagement..."

"Ces 8% ont été annoncés comme une bonne nouvelle. Mais si la ministre dit elle-même que ce ne sera pas suffisant, alors ce n'est pas une bonne nouvelle", a constaté Koen Metsu (N-VA).

Le député CD&V Franky Demon a pris la défense de la ministre de son parti. "J'entends quand même une ministre qui dit qu'elle va chercher une solution ! ", s'est-il emporté.