Les prolongations relatives au droit passerelle récemment décidées par le gouvernement fédéral vont dans le bon sens mais sont insuffisantes, a réagi lundi l'Union des classes moyennes (UCM). Le gouvernement a décidé de prolonger jusqu'au 31 décembre le droit passerelle de crise au profit des secteurs qui restent fermés en raison des mesures prises pour freiner le coronavirus. "Un élément rassurant pour les artistes, forains, traiteurs... dont la situation est souvent dramatique", estime l'organisation de défense des droits des indépendants.

Le gouvernement a aussi décidé de prolonger jusqu'au 31 octobre le droit passerelle de soutien à la reprise au profit de certains secteurs, comme le commerce non alimentaire, les coiffeurs ou l'horeca, qui ont été obligés de fermer pendant le confinement et qui subissent encore des contraintes. Dans ce cas, l'UCM estime qu'"une prolongation jusqu'à la fin de l'année s'impose". Le ministre Denis Ducarme a lui-même laissé entendre que la mesure pourrait être prolongée au-delà du 31 octobre prochain.

L'UCM déplore en revanche que, dès la fin août, les indépendants forcés de cesser leur activité faute de clients (professions libérales, industrie, informatique, conseils et services aux entreprises, construction...) n'auront plus accès au droit passerelle. "Cette date butoir est beaucoup trop proche. La dégradation de la situation sanitaire et les restrictions qui en découlent, notamment la mise en quarantaine de nombreuses personnes, vont certainement priver de travail des milliers de professionnels", souligne encore l'organisation patronale, qui rappelle qu'en avril, quelque 200.000 indépendants ont demandé à bénéficier du droit passerelle dans des secteurs théoriquement autorisés à fonctionner. "S'ils ont fait la démarche, c'est faute de revenus professionnels suffisants pour couvrir leurs charges et tout simplement pour vivre. Fermer la porte dès septembre crée un risque important de cessations évitables et même de précarité", conclut l'UCM.