A l'issue de ce nouveau Comité de concertation, le secteur culturel a l'impression de ne pas avoir été entendu. Et pour cause, si les chiffres du coronavirus évoluent positivement, 200 personnes pourront se réunir à partir du mois de juin, que cela soit à l'extérieur ou à l'intérieur. Un nombre qui n'offre pas de perspectives réjouissantes pour les organisateurs de festivals notamment, qui restent dans l'incertitude pour cet été. 

Bénédicte Linard comprend parfaitement ce sentiment de découragement et regrette le manque d'initiative de la part des autorités. "Je pense que le Comité de concertation de ce jour est une occasion manquée", a-t-elle déclaré sur le plateau du journal télévisé de 19h30 de la RTBF. " Ce Codeco devait donner des perspectives aux secteurs de l'évènementiel et de la culture. Le secteur s'est mobilisé pour former un plan réaliste et durable avec des perspectives pour chaque mois, et j'ai soutenu ce dernier", poursuit-elle.

Néanmoins, le Codeco a préféré joué la carte de la sécurité et n'a pas souhaité mettre en place ce fameux plan. "Je pense effectivement que le travail qui avait été mené n'a pas été respecté aujourd'hui. Il y a une frustration de ma part, car ce sont uniquement les personnes autour de la table qui peuvent prendre les décisions."

Pourtant, le secteur culturel pourrait être la solution à la crise selon la ministre. "De moins en moins de Belges adhèrent aux mesures sanitaires, ils ont besoin de respirer et de contacts sociaux. La culture offre cela, elle est une solution au bien-être mental", insiste Bénédicte Linard. "Ce qui a été décidé aujourd'hui est déjà une belle avancée, mais on aurait dû donner des perpectives plus claires. La gestion de la crise doit être différente, on doit offrir la possibilité aux Belges de se réunir de manière sécurisée", a-t-elle conclu.