Peut-on s’attendre à ce que la deuxième vague soit plus meurtrière que la première ?

"Si les contaminations commencent à régresser, la mortalité devrait être moins importante. La prise en charge des patients est plus optimale, et les traitements utilisés permettent de mieux soigner les patients. D’autre part, les maisons de repos, où la moitié des décès de la première vague avaient été enregistrés, sont aussi mieux équipées. Mais si les hospitalisations devaient prendre des proportions plus importantes qu’en mars, beaucoup d’hospitalisés pourraient faire augmenter le nombre absolu, malgré un risque plus faible de décès."

La crise est-elle plus ou moins grave que la première vague ?

"J’ai un peu de mal à me positionner. Certains facteurs ont changé. Nous avons de meilleures connaissances, plus d’équipements mais il y a une pression sociale pour maintenir un maximum d’activités dans un contexte économique où beaucoup de personnes sont lésées. La polarisation grandissante entre les positions des uns et des autres n’aide pas à l’efficacité des mesures prises."

À quel moment peut-on s’attendre à atteindre le fameux pic des contaminations ?

"Nous sommes en train d’arriver à un plateau : on voit que le nombre de positifs augmente moins vite et se stabilise. Mais même si les contaminations diminuent, le nombre d’hospitalisations continue à augmenter pendant 7 à 10 jours. Il est aussi possible que ce nombre de nouveaux cas ne diminue pas rapidement parce que toutes les régions n’évoluent pas en même temps."