Le libéral flamand a été chargé le 22 mars par la Première ministre Sophie Wilmès de prendre en charge le problème du matériel médical qui faisait cruellement défaut au début de la pandémie, en particulier les masques de protection médicaux, et les tests de dépistage. Devant les députés, il a mis en avant la nécessité d'agir vite dans de telles circonstances.

"La rapidité est plus importante que la perfection. L'immobilisme tue pendant une crise. La lenteur du système était un problème", a-t-il déclaré.

Parmi les freins à une action rapide figure la complexité institutionnelle belge qui répartit entre différents niveaux de pouvoir la matière de la santé. "Pour mettre en oeuvre quelque chose, il vous faut tout le monde et parfois on s'enlise dans cette structure", a-t-il souligné.

La Belgique devait en outre évoluer dans un contexte international où la demande était largement supérieure à l'offre. Et pourtant, selon l'ex-ministre, dans le courant du mois d'avril les pénuries principales étaient résorbées. De mars à la mi-mai, 450 millions de masques FFP2 et 600 millions de masques chirurgicaux avaient été acquis. Parallèlement, une capacité de dépistage considérable était mise en place grâce, notamment, à la mise en place d'une plateforme fédérale.

Les obstacles ne se trouvaient pas qu'en Belgique. "J'ai assisté à du nationalisme covid, des exportations pour la Belgique bloquées à la frontière française ou allemande", a affirmé M. De Backer.