"Nous avons tenté tout ce qui était possible car c'était de notre responsabilité", a-t-il d'emblée assuré. Comme Elio Di Rupo en début de semaine, Willy Borsus est revenu sur les différentes mesures relevant de ses compétences prises par la Région tout au long de la crise.

La première vague d'aide - une prime de 5.000 euros accordées aux entreprises et aux indépendants ayant dû cesser leurs activités à la suite des mesures sanitaires décidées par les autorités - a ainsi été réclamée par 67.798 personnes. Sur ce nombre, 67.746 dossiers ont été traités (99,92%); 6.407 demandes n'ont pas été acceptées (5.370 dossiers refusés et 1.030 annulés) et 168 dossiers sont toujours en attente de renseignements complémentaires.

"Quelque 70% des dossiers non problématiques ont été payés dans un délai d'un mois", pour un budget total, à charge de la Région, de 297,2 millions d'euros, a souligné Willy Borsus.

Le deuxième volet des aides régionales - une indemnité forfaitaire de 2.500 euros octroyée à ceux qui ont vu leur activité interrompue substantiellement et qui ont bénéficié du droit passerelle, pour un budget de 220,5 millions d'euros - a quant à lui conduit à l'introduction de 44.817 dossiers. A ce jour, 42.393 d'entre eux, soit 94,59%, ont été traités; 6.225 n'ont pas été acceptés (6.022 refusés et 203 annulés) et 223 restent en attente de renseignements.

Le timing moyen entre la demande et le paiement de la prime, pour des dossiers non problématiques, était d'une semaine, a ajouté Willy Borsus.

Enfin, le gouvernement wallon a prévu une troisième indemnité de 3.500 euros qui s'adresse aux entreprises et aux indépendants qui ont déjà bénéficié des 5.000 euros et qui sont toujours à l'arrêt en raison des mesures sanitaires (discothèques, traiteurs, forains, agences de voyages, organisateurs de salon...) La plate-forme pour introduire les dossiers - quelque 15.000 PME et indépendants pourraient être concernés - sera en ligne le 9 septembre, a récemment annoncé le ministre.

Interrogé par plusieurs parlementaires, ce dernier s'est par ailleurs redit favorable à la mise en place d'un système assurantiel, par lequel les organisateurs d'événements pourraient demander aux autorités une avance récupérable afin de relancer leurs activités.

Après Willy Borsus, c'est le ministre wallon de la Mobilité et de l'Energie, Philippe Henry, qui doit être entendu par les députés régionaux.