"Il n'y avait pas d'autres moyens pour faire face à ces contaminations galopantes et éviter une saturation dans les hôpitaux", s'est justifié M. Jeholet.

Reconnaissant qu'il s'agissait là de mesures "dures et difficiles", le ministre-président a rappelé que celles-ci visaient à ne pas hypothéquer les mesures de déconfinement déjà décidées pour le 19 avril prochain (reprise à 100% du présentiel dans l'enseignement obligatoire) et début mai (réouverture de l'horeca).

Alors que les syndicats enseignants se sont étonnés que les maternelles restent ouvertes malgré l'étroitesse des contacts entre enfants et profs, M. Jeholet a justifié ce choix par le fait que le taux de positivité dans la tranche d'âge 0-9 ans est actuellement le plus faible constaté dans tout le pays, soit 5,7%.

A l'opposé, il est de 9,1% pour la tranche 10-19 ans, et de 8,1% auprès des 40 à 64 ans, a-t-il souligné.

Plusieurs députés ont également demandé à savoir comment l'enseignement à distance pourrait être organisé à si brève échéance dans le primaire.

M. Jeholet a répondu qu'il convenait peut-être de ne pas mettre "plus de stress et d'angoisse" sur les enseignants, les élèves et leurs parents, semblant ainsi plaider pour une suspension pure et simple des cours la semaine prochaine dans tout le primaire.

"Je pense qu'il ne faut pas imposer des choses qui feraient encore plus de dégâts", a-t-il plaidé.

M. Jeholet et sa collègue de l'Education, Caroline Désir, devaient d'ailleurs retrouver les acteurs de l'école à 16h00 ce mercredi pour discuter de la mise en oeuvre des décisions prises par le Codeco en matinée. La question devrait y être tranchée.

"J'espère que ce sera le dernier tour de vis car je ne sais pas comment on pourra dire à notre jeunesse qu'il nous faut encore durcir les mesures", a conclu M. Jeholet.

Le débat a donné un moment lieu à quelques échanges tendus entre le ministre-président et le PTB, l'opposition estimant notamment que ce regain pandémique signait l'échec des mesures adoptées précédemment.

La formation marxiste-léniniste a ainsi dit ne pas comprendre que les enseignants n'aient reçu que deux masques de protection de leur employeur.