Belgique

"Nous sommes très étonnés que les back-ups n'aient pas fonctionné", dit la Belgian Cockpit Association.

Pour l'association professionnelle des pilotes (Belgian cockpit association), il est très étonnant qu'un système de back-up n'ait pas été mis en route chez Belgocontrol, où une panne électrique a déclenché la fermeture de l'espace aérien belge mercredi. "Une telle panne ne devrait pas se produire et doit être solutionnée dans la minute", estime le porte-parole de l'association, Francis Uyttenhove. "Je suis très étonné que des générateurs n'aient pas été mis en route ou aient été en panne, et qu'un système de back-up n'ait pas pris le relais", a réagi mercredi Francis Uyttenhove. Pour lui, il est normal que le matériel aussi sophistiqué utilisé par Belgocontrol suscite des problèmes ponctuels, mais ceux-ci doivent être solutionnés le plus vite possible. "De 9h30 à 17h30, c'est très très long", commente cet ancien commandant de bord.

"La sécurité n'a pas été altérée ici, mais de telles pannes ne devraient pas se produire", poursuit-il, espérant que les conclusions nécessaires seront tirées et que les systèmes seront adaptés au plus vite, le cas échéant.

Pour un autre pilote de ligne en activité, l'incident est "déplorable" et Belgocontrol a eu raison de fermer l'espace aérien pour garantir la sécurité. "Heureusement qu'il faisait beau. Avec du brouillard et du mauvais temps, on courrait à la catastrophe", note-t-il.

La panne chez Belgocontrol suscite également des réactions politiques. Le ministre wallon en charge des aéroports Carlo Di Antonio s'étonne également de l'incident, au regard des "moyens importants versés par les Régions et les compagnies aériennes à la société Belgocontrol. "En 2014, la Wallonie a alloué 6,8 millions d'euros à Belgocontrol pour assurer des missions de contrôle aérien aux bénéfices des aéroports wallons. Le même montant est engagé en 2015", relève-t-il dans un communiqué diffusé mercredi.