Le Comité de concertation a appelé les ministres de l’Éducation des trois communautés à proposer des mesures supplémentaires dans les écoles avant lundi. Une rencontre entre les trois ministres est attendue samedi. Vendredi après-midi, dans la foulée du Comité de concertation, la ministre de l’Éducation Caroline Désir a réuni les acteurs de l’enseignement pour évoquer une série de mesures destinées à réduire la circulation du virus.

Parmi les propositions sur la table, on évoque une interdiction des activités extra muros avec nuitées jusqu’au congé de carnaval. D’ici là, les classes de neige, classes de mer et autres classes vertes ne pourront donc pas avoir lieu. Idem pour les festivités de fin d’année de type marché de Noël, repas convivial ou visite de saint Nicolas dans les écoles. Celles-ci sont tout simplement proscrites.

De manière générale, les contacts entre élèves mais aussi entre élèves et adultes devront être limités au maximum. Les rassemblements entre professeurs devront être évités et l’accès à la salle des professeurs sera conditionné au bon respect du port du masque et des règles en matière de ventilation.

A priori, rien ne changerait au niveau du port du masque pour les élèves. Conformément à la position affichée par la ministre depuis plusieurs semaines, les enfants de primaire ne devraient donc pas porter de masque en classe à partir de lundi.

La question d’un changement de procédure au niveau du testing et tracing dans les écoles devra être tranchée par la Conférence interministérielle santé de ce samedi. Une circulaire est attendue dans le courant du week-end.

"Nous ne souhaitons pas repasser à un enseignement hybride et sommes opposés au port du masque en primaire mais les écoles devront consentir à un certain nombre d’efforts. L’interdiction des voyages en fait partie", a commenté Emmanuel Fayt, président du Sel-Setca Enseignement à la sortie de la réunion.

"Nous prenons acte des nouvelles mesures. Nous espérons que l’épidémie restera suffisamment contenue pour que les écoles restent organisables en évitant un trop grand nombre d’enseignants absents et des fermetures de classes trop massives", a déclaré de son côté Etienne Michel, président du Segec.