Belgique Les médias du monde entier ont braqué leurs projecteurs sur Schaerbeek depuis ce mardi.

C'est de cette commune bruxelloise, et plus précisément de l'appartement situé au 4 de la rue Max Roos, qu'est parti le commando qui s'est fait exploser à l'aéroport national et à la station de métro Maelbeek.

Depuis lors, de nombreux journalistes s'y rendent pour couvrir l'actualité. Une présence qui, à en croire le bourgmestre de la commune, dérange fortement les riverains. "La tension monte dans le quartier", prévient le chef de cabinet de Bernard Clerfayt (Défi), qui relaie les inquiétudes des équipes communales sur le terrain.

"La population est à bout et ne supporte plus ces invasions constantes dans son quotidien et sa vie privée. Les enfants et les familles sont filmés. Aucun consentement n’est demandé", signale le chef de cabinet du bourgmestre dans un communiqué.

La commune en appelle au "respect" de la part médias. "Nous vivons dans une démocratie. Chacun s’en réjouit. L’une de nos richesses est la liberté de notre presse. Elle ne peut être muselée. Mais n’oublions pas le respect que nous devons à la vie privée de chacun. La liberté de la presse ne peut se vivre au détriment de ce droit au respect de nos vies privées."