Malgré une pression du ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, l'opposition a la fermeture des établissements scolaires aurait été trop forte.

Les écoles vont bel et bien rester ouvertes même si des mesures plus strictes sont à prévoir dans les établissements. Par ailleurs, le comité de concertation s'est mis d'accord pour rendre le port du masque obligatoire en 4e et 5e primaire. Le retour en présentiel complet pour les élèves du second degré du secondaire n'interviendra pas le 29 mars, contrairement à ce qui avait été annoncé. 

L'objectif reste que l'enseignement à temps plein puisse reprendre en présentiel pour tous le 19 avril. "Il nous reste un mois pour y parvenir", a insisté le Premier ministre.

Il est également prévu d'avoir recours à davantage de tests antigéniques à l'école mais aussi sur le lieu de travail.

Les différents ministres de l’Enseignement ont été invités à revenir ce lundi avec des mesures additionnelles dans les écoles pour pour identifier les clusters et faire baisser les contaminations.

Les stages et camps pour mineurs pourront encore être organisés, mais pour un maximum de 10 personnes à la fois.

Le plan plein air qui devait entré en vigueur le 1er avril est reporté à une date ultérieure. Cela implique donc le report de la réouverture des parcs d'attraction et de la reprise de la culture cultes (maximum 50 personnes, moyennant le respect des règles de distanciation et l’obligation de port du masque) 

Vandenbroucke face à un mur

Le ministre de la Santé faisait pourtant pression, comme nous vous l'indiquions déjà précédemment, pour que les écoles ferment leurs portes ou du moins que des mesures fortes soient prises. Selon nos informations, il a été question d'avancer les vacances de Pâques d'une semaine. Mais il s'est retrouvé face à un mur, formé par les ministres-présidents vivement opposés à cette idée.

Frank Vandenbroucke a plaidé pour un important tour de vis. En substance, soit on ferme les écoles, soit il faut faire des sacrifices ailleurs sur le modèle du plan B recommandé par les experts. "Le chantage de Vandenbroucke n'a pas marché", nous indique une source politique.

Certains membres du comité de concertation trouvent le plan B, qui implique la fermeture des métiers de contacts, des centres commerciaux et un couvre-feu avancé, inacceptables. "C'est dans les écoles que se trouvent les clusters et contaminations très fortes, c'est donc là qu'il faut faire un effort sinon on perd à tous les niveaux", nous glisse une source bien informée. D'autres participants ne sont en revanche pas favorables à la fermeture des écoles. Les discussions se poursuivent pour trouver un compromis.