Le prince Laurent s’est exprimé après la décision de la Cour constitutionnelle.

Deux nouveaux obstacles ont été levés dans la procédure en justice entamée par Delphine Boël. La Cour constitutionnelle vient de lui donner gain de cause dans sa démarche de reconnaissance en paternité visant le roi Albert II.

Delphine Boël, contactée par la DH, n’a pas fait de commentaire. Le prince Laurent, qui éprouve beaucoup de tendresse envers l’artiste, avait refusé de se soumettre à un test ADN. Joint par nos soins suite à l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle, il se contente de dire : "Ce n’est pas à moi de m’exprimer sur le sujet. Je n’ai rien à dire là-dessus à part que je suis très content pour elle."

Le Palais royal, qui s’exprime également au nom du roi Albert II, a fait savoir qu’il "s’agit d’une question privée faisant l’objet d’un traitement judiciaire. Le Palais royal n’a rien à communiquer à ce propos".

Mais que prévoit réellement cet arrêt de la Cour constitutionnelle ? Il vient de "lever deux obstacles", indique fièrement l’avocat de Delphine Boël, Me Alain De Jonge. Il s’agit de deux questions préjudicielles du tribunal civil de Bruxelles. La Cour avait été saisie à ce sujet en novembre 2014. Elle vient de rendre son avis. Deux articles du code civil qui empêchaient Delphine Boël ont été jugés anticonstitutionnels.

"D’une part, nous avons ce qu’on appelle la possession d’état . La famille et la société considèrent que l’enfant est celui du père légal. Elle peut contester la paternité de cet homme. Cet obstacle a été levé."

D’autre part , "il y avait l’obstacle de la prescription, du délai durant lequel la paternité peut être contestée. Au plus tard, un enfant de plus de 22 ans qui découvre que son père légal n’est pas son père biologique peut contester sa paternité endéans l’année de la découverte."

L’avocat de la jeune femme, entouré de deux autres ténors du barreau, spécialistes en droit constitutionnel et droit de la famille, Marc Uyttendaele et Yves-Henri Leleux, s’est réjoui de pouvoir "continuer la procédure".

Delphine Boël peut désormais contester la paternité de Jacques Boël et, en parallèle, entamer une action en reconnaissance en paternité contre Albert II.

Depuis 1999, elle est présentée comme la fille illégitime de l’ancien Roi des Belges. Elle serait née de l’union du roi Albert II et de la baronne Sybille de Sélys Longchamps.


Delphine Boël: "C’est une jouissance énorme"

Delphine Boël, interrogée par RTL-TVI, a indiqué être très satisfaite de l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle. "C’est une très belle nouvelle, je suis très émue. Je dois vous avouer que j’avais peur d’être déçue, mais j’ai travaillé un petit peu sur ce côté-là et j’ai essayé de voir le côté positif de la chose. Je suis vraiment très heureuse parce que ceci va aider aussi les autres enfants dans une situation pareille, enfin pareille parce je suis une situation particulière. Et ça pour moi, c’est vraiment une jouissance énorme."