Alors que les premiers signes positifs concernant l'épidémie de coronavirus sont observés en Belgique, le déconfinement commence à être de plus en plus évoqué. Les autorités sont pourtant unanimes: l'heure n'est pas au relâchement. "Il est plus important que jamais de respecter les mesures adoptées", rappelait Emmanuel André ce lundi 30 mars lors de la conférence de presse quotidienne. Même son de cloche du côté du virologue Marc Van Ranst. Selon ce dernier, il n'y a pas grand chose d'autre à faire pour le moment face au coronavirus que de respecter ces dispositions particulières. 

Si la tendance est à l'optimisme au vu de la stabilisation du nombre d'hospitalisations, le virologue rappelle que le nombre de décès devrait lui continuer à augmenter, pendant encore quelques jours. Une situation attendue qui ne doit en rien décourager les Belges, puisqu'il s'agit là des résultats des hospitalisations d'il y a deux semaines.  

"Cela va permettre de savoir quand cet épisode prendra fin"     

Marc Van Ranst a salué les initiatives qui pullulent en vue de cartographier la propagation du coronavirus. "Nous allons maintenant pouvoir vérifier si des personnes ont été en contact avec le virus grâce à des recherches menées par la Croix-Rouge en collaboration avec l'Université d'Anvers, entre autres, s'est réjoui le virologue sur Een. Ces études sont importantes car elles nous aident à avoir une idée de la façon dont l'infection s'est propagée. Elles nous permettent également d'estimer quand cet épisode sera terminé, s'il y aura une seconde vague et si oui, quelle sera son ampleur. Tout cela dépend du nombre de personnes encore infectieuses". Il est persuadé quoi qu'il en soit que la Belgique sera "surprise" de la quantité de population qui a contracté le virus sans même le savoir. "Beaucoup de gens auront eu l'infection sans avoir développé de symptômes ou du moins pas de mauvais symptômes", a-t-il ajouté. 

Il ne sera probablement pas possible avant quelque temps de vérifier si l'on a été porteur de la maladie ou non de chez soi. "Ce genre de test doit se faire en prélevant du sang, ce ne sera pas pour demain qu'ils seront disponibles dans les pharmacies et supermarchés", a-t-il conclu.