Le Premier ministre Charles Michel a condamné dimanche soir tout amalgame, mais aussi tout angélisme, dans la controverse sur les propos du ministre de l'Intérieur Jan Jambon quant à un soutien au terrorisme dans "une partie de la communauté musulmane". 

"Je confirme qu'il y a eu des expressions de soutien aux auteurs des attentats", a affirmé M. Michel, interrogé dimanche soir par Belga sur cette controverse. "Le Conseil (national) de sécurité en a d'ailleurs été informé", a-t-il ajouté, sans identifier ces soutiens.

"Il s'agissait d'actes provenant de personnes minoritaires, et il ne convient pas de faire des généralisations", selon M. Michel.

Dans De Standaard, M. Jambon (N-VA) avait quant à lui jugé qu'"une partie significative de la communauté musulmane a dansé à l'occasion des attentats".

Ces soutiens, "ce sont de faits interpellants, qu'il ne faut pas nier par une forme d'angélisme", a estimé le Premier ministre. A ses yeux, le ministre de l'Intérieur n'a d'ailleurs pas parlé de généralisation.

Plusieurs voix de l'opposition s'étaient élevées dans la journée pour réclamer des explications de Charles Michel après les propos de M. Jambon, jusqu'au sein de son gouvernement où des prises de distance ont été entendues du côté des vice-Premiers ministres Open Vld Alexander De Croo et CD&V Kris Peeters. Ce dernier, au cours de la marche contre la terreur, avait d'ailleurs jugé qu'il n'était "pas intelligent de polariser le débat".