Alors que la Belgique avance dans son déconfinement, la lutte contre le coronavirus s'intensifie. Les autorités sanitaires s'arment pour éviter au mieux un potentiel rebond épidémique. C'est pourquoi la Première ministre, Sophie Wilmès, a annoncé ce mercredi 24 juin le lancement d'un nouvel outil pour permettre à des événements de se tenir cet été en toute sécurité. Cette "matrice" d’évaluation des risques "Covid Event Risk Model" est mise au point conjointement par les experts, les représentants du secteur événementiel, la Haute Ecole Grote Karel située à Anvers, Toerism Vlaanderen et la ministre flamande du tourisme, Zuhal Demir. Elle devrait être prête pour le début du mois de juillet.

De quoi s'agit-il exactement ?

Commandée par le GEES (le groupe d'experts en charge du déconfinement) et le secteur événementiel, la matrice est un instrument en ligne, accessible aux bourgmestres et aux organisateurs d'événements. L'objectif est d'y trouver réponse à la question suivante: est-il sûr ou non d'organiser tel ou tel rassemblement ? Une série de données spécifiques sont demandées pour que soient au mieux évalués les risques que pourraient encourir les participants.

Quels sont les critères retenus ?

Plusieurs questions seront posées à l'organisateur de l'événement ou au bourgmestre. Public assis ou debout, à l'intérieur ou à l'extérieur, nombre de personnes attendues, port du masque obligatoire ou non... Autant de points à éclaircir qui permettront à la matrice de fournir un "score" à l'événement. Cette cote sur 100, à laquelle correspond également un code couleur, permet de savoir si une fête peut avoir lieu sans aucun souci ou si des choses doivent être améliorées.

Comment interpréter les résultats ? 

Les scores seront triés en trois catégories :

  • Feu rouge (moins de 45 points sur 100) : l'événement présente trop de risques et donc il vaut mieux tout bonnement le laisser tomber.
  • Feu orange (entre 45 et 75 points sur 100) : des choses sont à améliorer et la matrice présente quels sont les éléments qui demandent encore du travail.
  • Feu vert (plus de 75 points sur 100) : l'événement remplit les critères requis pour assurer la sécurité de ses participants.

Qui a le dernier mot ?

Les résultats de ce test sont joints à Ia demande d'organisation de l'événement déposée à la commune. Il revient au bourgmestre de trancher si oui ou non il pourra avoir lieu. "Une commune pourra toujours refuser même si le logiciel donne un avis positif", prévient Vincianne Morel, porte-parole de l’alliance des fédérations belges de l’événementiel à la RTBF.