Belgique 56 % des médecins assistants candidats spécialistes dénoncent des horaires dépassant leur contrat de travail.

Les médecins assistants candidats spécialistes (MACS) en Belgique francophone s’inquiètent de leurs conditions de travail. Près de deux sur trois déclarent avoir déjà pris conscience, lors d’un stage, de ne plus être en état de poser un diagnostic ou un acte, et d’être un danger pour le patient, selon un sondage réalisé auprès de 1 100 MACS et dont les résultats sont répercutés par le site web du Spécialiste.

Ils sont 25 % à estimer que leur rythme de travail a un impact sur leur consommation de produits favorisant une dépendance, en l’occurrence alcool, tabac, herbe, cocaïne, psychotropes, antidouleur ou autres produits.

Plus d’un jeune médecin spécialiste sur trois pense qu’il ne ferait pas la médecine si c’était à refaire. "C’est très grave. On fait le plus beau métier du monde, parfois de la plus laide des façons. Les médecins devraient être davantage considérés, surtout au début de leur formation car nous ne rechignons pas à travailler. Nous réclamons juste des conditions de travail plus acceptables", commente Jérôme Lechien, président du Comité interuniversitaire des MACS.

Dans un mémorandum, le Comité propose de "solliciter des inspecteurs du travail afin de vérifier le respect de la loi dans les hôpitaux".

Globalement, 56 % des MACS dénoncent des horaires dépassant leur contrat de travail. Le Comité souhaite également discuter de la création d’un système de pointage pour les MACS afin de mieux objectiver leur temps de travail.

492 numéros Inami promis aux futurs médecins

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé, mercredi, de maintenir en 2019 le relèvement décidé l’an dernier du sous-quota de jeunes médecins qui seront autorisés cette année à se spécialiser en médecine générale.

Début 2018, face à la pénurie de médecins généralistes dans plusieurs régions de Wallonie, le gouvernement francophone avait en effet décidé de porter de 32 % à 43 % le sous-quota de nouveaux diplômés qui pourront se spécialiser en médecine générale.

Ce renouvellement permettra à 211 étudiants de suivre cette filière cette année. En Belgique, le nombre de médecins est contingenté par le pouvoir fédéral, avec une répartition entre nord et sud du pays.

Pour cette année, le quota global de numéros Inami promis aux nouveaux médecins francophones est de 492.

Depuis la 6e réforme de l’État, chaque Communauté, tout en se conformant au quota qui est attribué, peut toutefois décider de sous-quotas de spécialisation en fonction des besoins rencontrés sur le terrain.