Alors que la phase 1A a débuté depuis déjà près de deux semaines en Belgique, permettant la vaccination de plusieurs milliers de résidents de maisons de repos et de leur personnel, la campagne de vaccination devrait subir un coup d'accélérateur dans les prochains jours, et ce, dans les différentes Régions du pays.

Le personnel hospitalier "exposé" ainsi que le personnel d'aide et de soins de première ligne (médecins généralistes, kinés, pharmaciens...) sont en effet les prochains groupes qui pourront se faire vacciner, et ce respectivement à la fin du mois de janvier et dans le courant du mois de février.

Début mars devrait ensuite débuter la phase 1B, qui cible trois groupes de la population, considérés comme prioritaires: les personnes âgées de 65 ans et plus, les personnes de 45 ans et plus "à risque" (qui présentent par exemple des co-morbidités), et enfin les fonctions dites "essentielles" socialement ou économiquement.

Cette dernière catégorie n'a pas encore été officiellement déterminée par les autorités mais suscite déjà de vives interrogations: en effet, comment déterminer si un policier est davantage essentiel qu'un chauffeur de bus, un politique, ou encore un éboueur? La question prête à débat.

Des "critères de risque" plutôt que des fonctions essentielles

Selon Sabine Stordeur, project manager au sein de la task force vaccination, la priorité ne sera pas donnée à des métiers en particulier, mais sera plutôt établie en fonction de "critères de risque".

"Au sein de chaque profession, tous les employés courent des risques différents: certains ont des contacts rapprochés avec des personnes à risque ou sont dans l'incapacité de respecter une distanciation physique, alors que d'autres peuvent faire du télétravail", explique-t-elle. "Notre objectif n'est donc pas de définir une liste de 'fonctions essentielles' - ce n'est pas nous qui allons décider de ce qui est essentiel ou pas - mais bien de dresser une liste de critères de risques". Sur la base de cette liste, les employeurs ainsi que les responsables de la santé et de la sécurité au travail pourront définir qui, parmi les employés de l'entreprise, pourra être vacciné en priorité.

Selon Sabine Stordeur, la liste de ces critères de risque devrait être finalisée dans le courant du mois de février. Les personnes qui occupent une "fonction critique au sein des professions" pourront ainsi être vaccinées à partir du mois de mars, si tout se passe bien.