Belgique L’ASBL NousCitoyens publie son indice de transparence des partis politiques.

NousCitoyens vient de publier son nouvel indice de transparence des partis politiques, pour l’année 2017.

Cette ASBL se définit comme un observatoire citoyen de la gestion publique en Belgique. La méthodologie de cette étude a été réalisée avec l’aide d’un c omité scientifique, dont André-Paul Frognier, professeur en sciences politiques à l’UCL .

Il en ressort que Défi est le parti le plus transparent de Belgique. " Défi se distingue clairement pour sa transparence : non seulement il obtient le meilleur score en 2017 mais il vient de loin : en un an, il est passé de 55 % à 72 % !", analyse Jean-Paul Pinon, administrateur-délégué de NousCitoyens.be.

Le PS, qui arrive en seconde position, alors que ce parti a pourtant été épinglé récemment pour son manque de transparence… " Un lecteur a demandé qu’on le désinscrive quand il a appris ces résultats", sourit Jean-Claude Pinon. "Mais la présence du PS en seconde position montre combien le parti dispose de gros moyens et est géré de façon professionnelle, notamment dans le domaine de la communication. En outre, notre objectif est d’améliorer la transparence. Nous nous basons sur ce que les partis déclarent, la transparence formelle et sur le caractère public des informations. Mais nous ne nous prononçons pas sur la véracité des infos fournies."

Le MR, le PTB, Ecolo ou le CDH se classent dans la catégorie translucide.

En termes d’évolution de la transparence entre 2016 et 2017, le trio CDH (+19 %), Défi (+17 %) et MR (+14 %) a fait un effort considérable pour améliorer sa transparence par rapport à 2016. Par contraste, Ecolo (-12 %), Open VLD (-10 %) et CD&V (-8 %) ont régressé. Le Vlaams Belang et le Parti Populaire arrivent en queue de classement.

Les critères retenus dans cette étude sont notamment les règles déontologiques, la transparence des mandataires et membres du parti, ses finances ou encore son activité politique, et la facilité d’accès à ces infos pour le citoyen.

NousCitoyens a également régardé du côté des modalités de désignation des présidents de parti, la manière dont sont établies les listes électorales, le cumul des mandats, ou encore de l’assiduité des mandataires.

D’une manière générale, il ressort que les partis ne communiquent que peu sur leurs résultats effectifs et la mise en œuvre de leurs programmes.

"En fait, il y a deux sujets sur lesquels aucun parti ne communique : les contacts avec les lobbys et le rapport de gestion", reprend Jean-Paul Pinon. "Deux partis refusent encore de publier leurs statuts sur leur site : PTB-PVDA et Vlaams Belang."

Selon cette ASBL, la transparence sur les règles déontologiques est généralement faible.

© D.R.