Avec la fermeture de la majorité des commerces dans l’ensemble du pays, ce sont les commandes sur internet qui risquent d’exploser dans les semaines à venir. Un phénomène qu’on avait déjà observé au printemps, quand Bpost avait enregistré le chiffre record de plus de 500.000 paquets à traiter en une journée.

Depuis lors, la pression reste forte sur les centres de tri, les consommateurs ayant pris l’habitude de commander sur internet durant le confinement. De quoi donner beaucoup de travail aux collaborateurs de Bpost, d’autant plus que l’entreprise est elle aussi touchée par le Covid-19 à coups de cas positifs et de mise en quarantaine, comme toutes les entreprises du pays.

Et le retour à la normale, s’il se fait un jour au niveau des colis, n’est pas pour tout de suite. Le reconfinement promet quelques semaines chargées, surtout quand on y ajoute les fêtes de fin d’année qui approchent à grand pas. “C’est encore un peu tôt pour observer un effet du reconfinement, note Barbara Van Speybroeck, porte-parole de Bpost. On peut s’attendre à une hausse quand on sait que nous tournions à 400.000 colis par jour la semaine dernière, un chiffre en hausse par rapport au déconfinement.

Bpost n’a d’ailleurs pas attendu de voir les effets du reconfinement pour préparer le coup, puisque 2.000 postes sont actuellement à pourvoir dans l’entreprise. Un plan d’embauche prévu depuis quelques semaines en vue des fêtes de fin d’année. “On s’attend dès le Black Friday à des chiffres similaires à ceux du premier confinement jusqu’à la Saint-Nicolas et Noël. Nous cherchons donc 2.000 collaborateurs, au moins. Si c’est nécessaire et que la fermeture des commerces a un nouvel impact sur le nombre de paquet que nous traitons, nous engagerons certainement des collaborateurs supplémentaires.

Voilà de quoi rassurer les travailleurs actuels de Bpost, mais aussi bon nombre de demandeurs d’emploi, même si les syndicats restent attentifs à la situation. Leur crainte est en effet que ces nouveaux postes ne servent qu’à combler le vide laisser par les travailleurs malades ou mis en quarantaine.

La situation reste donc sous tension pour Bpost qui ne se plaindra évidemment pas d’avoir du travail et un chiffre d’affaires en hausse dans ce secteur de l’entreprise.