Ceux qui veulent une bière fraîche sur une terrasse à partir du 8 mai devront payer un peu plus cher. De nombreux points de vente horeca ont indiqué qu'ils allaient augmenter leurs prix pour compenser les pertes et les investissements supplémentaires réalisés pendant cette période de crise. 

Selon la Fédération des brasseurs belges, rien n'indique que les brasseries de notre pays aient appliqué une augmentation supplémentaire des prix. Lors du premier confinement, les pubs et les restaurants ont été fermés pendant plus de deux mois, et c'est à nouveau le cas depuis novembre. Le 8 mai, en revanche, il sera possible de prendre un verre sur une terrasse, avec un maximum de quatre personnes par table et au plus tard à 22 heures.

Toutefois, à partir de ce moment-là, une bière ou une boisson non alcoolisée pourrait devenir plus chère qu'auparavant. Selon une enquête, plusieurs propriétaires de pubs et de restaurants prévoient d'augmenter leurs prix. Cela s'explique bien sûr par le fait qu'ils ont dû garder leurs portes fermées pendant longtemps et qu'ils ont investi dans des mesures de sécurité supplémentaires. En outre, à partir du 8 mai, les établissements de restauration ne pourront toujours pas fonctionner à pleine capacité.

Une opération logique

L'ampleur de l'augmentation des prix n'est pas encore connue. Horeca Flanders aura bientôt des chiffres à ce sujet. La fédération estime qu'il est "logique" que les opérateurs fassent le calcul et augmentent éventuellement leurs prix.

Selon la Fédération des brasseurs belges, les brasseries n'ont pas augmenté leurs prix de manière significative, mais les points de vente horeca décident eux-mêmes. "Nous ne prenons pas position sur la politique des prix, mais nous veillons à ce qu'il n'y ait pas d'abus ou de malentendu", déclare le directeur Krishan Maudgal, qui comprend la situation financière difficile dans laquelle se trouvent aujourd'hui les entreprises horeca.

Le gouvernement a décidé de baisser temporairement la TVA dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration de 21 à 6 %, afin d'offrir aux bars et aux restaurants un peu d'oxygène supplémentaire. Toutefois, les responsables de l'hôtellerie et de la restauration soulignent que cela ne suffit pas à couvrir tous les coûts.