La reprise des cours devrait bel et bien avoir lieu dès ce lundi 16 novembre dans toutes les écoles du royaume. "Il est prévu qu’on rentre le 16 et on rentrera le 16. Les écoles s’y préparent", nous indique le porte-parole de Caroline Désir (PS), ministre de l’Éducation, qui souhaite éviter que le doute s’installe dans l’esprit des parents.

Elle rejoint les propos du Premier ministre, Alexander De Croo, qui a affirmé lundi sur La Première que la date du 16 novembre "est bien celle où les écoles recommencent". Il a ajouté qu’"il y a un certain risque quand des gens se rencontrent, c’est toujours le cas avec une pandémie comme celle-ci", nuançant toutefois car maintenir l’enseignement est primordial dans la mesure où "des enfants ont un retard d’éducation par rapport à la première vague".

Pour rappel, les vacances de Toussaint ont été prolongées d’une semaine en raison de la seconde vague de coronavirus. Un comité de concertation doit avoir lieu ce vendredi après-midi pour faire le point sur l’évolution de l’épidémie et les mesures prises et à prendre.

À quoi faut-il s’attendre ? Frank Vandenbroucke, ministre fédéral de la Santé publique, a précisé sur l’émission De Ochtend que les chiffres du coronavirus semblent aller dans la bonne direction. Reste que la décision, en dernier ressort, dépend des entités fédérées. Leur volonté n’est pas, pour l’instant, d’aller vers un renforcement des mesures au niveau scolaire.

Au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, certains notent que le nombre de contaminations chez les 0-19 ans connaît une baisse nette, même depuis avant la suspension des cours (depuis le 19 octobre selon les données de Sciensano). Les recommandations des pédiatres, très favorables à la reprise scolaire, sont également prises fortement en considération.

Comme prévu, dans le maternel, le primaire et en première et deuxième secondaire, les cours vont a priori reprendre en présentiel complet, avec les aménagements sanitaires déjà d’application avant l’interruption de la Toussaint.

À partir de la 3e secondaire et jusqu’à la 6e, les cours seront dispensés en hybride, à savoir avec la moitié des jours en présentiel et l’autre à distance, via des outils numériques (50 % des présences maximum et deux jours minimum par semaine). Ce recours à l’enseignement à distance ne devrait pas être accentué, les enseignants eux-mêmes ne souhaitant pas une distanciel complet. La pratique s’accompagne en effet d’une perte d’efficacité au niveau pédagogique.

Ce 16 novembre, la ministre Caroline Désir s’attend à ce que la quasi-totalité des écoles rouvrent, même celles qui avaient dû fermer à la suite de contaminations. En effet, après 18 jours de suspension des cours, la période de quarantaine de 10 jours à laquelle ont dû s’astreindre de nombreux profs et élèves sera largement dépassée.

Jusqu’à quand ces mesures (présentiel en primaire et maternelles et hybride dès la 3e secondaire) seront-elles d’application ? Une nouvelle évaluation est prévue début décembre. Selon nos informations, cette demande émanait du côté flamand, où l’on souhaite conserver la possibilité éventuelle de réduire le délai, tandis que côté francophone, la volonté est d’ores et déjà claire : on veut prolonger les mesures annoncées jusqu’à la fin de l’année. Une manière également de laisser respirer le système scolaire. Cela laisse encore cinq semaines de cours aux élèves en 2020.