La ministre a rencontré en fin de matinée les représentants des quatre organisations - le Syndicat libre de la Fonction publique (SLFP-VSOA) Défense, la CSC-ACV Services publics, la Centrale générale des Services Publics (CGSP-ACOD) et la Centrale générale du Personnel militaire (CGPM-ACMP, apolitique), alors que plusieurs enquêtes sont toujours en cours.

Mme Dedonder (PS) a notamment dressé un état des lieux des mesures prises à titre conservatoire, comme le fait que onze militaires suivis par les services de renseignement en raison de leurs opinions radicales et de leurs accointances avec l'extrême droite ont été écartés des dépôts d'armes et n'ont plus accès à des lieux et des informations sensibles, a expliqué le président du SLFP-Défense, Dimitry Modaert.

Mais la ministre et les syndicats ont aussi examiné quelles pourraient être des mesures "structurelles" à prendre. Cela devrait passer par une révision de certaines procédures, a pour sa part indiqué le président de la CGPM, Yves Huwart.

Une révision du règlement de discipline militaire - la version actuelle date de 2014, tout en ayant subi de légères adaptations - est aussi envisagée, a précisé M. Modaert. Tout comme un "screening" plus périodique des militaires, en particulier ceux ayant accès aux zones sensibles, a-t-il ajouté.

Les deux responsables syndicaux ont salué la volonté de la ministre de faire fonctionner la concertation sociale. Une révision du règlement de discipline doit en effet faire l'objet de discussions entre la Défense et les syndicats.