Le MR attend du PS un changement radical à Charleroi


BRUXELLES Reynders a affirmé n'avoir plus confiance dans le bourgmestre actuel de Charleroi. Il était convenu qu'une démission interviendrait immédiatement en cas de nouvelle inculpation, a rappelé M. Reynders. Or, samedi, le PS a fait savoir que la démission de Jean-Pol Demacq, échevin de l'Instruction publique, n'interviendrait qu'à la fin du mois de juin. Par ailleurs, tant le président du PS qu'un autre échevin socialiste, Eric Massin, ont indiqué samedi qu'à leurs yeux, une inculpation n'impliquait pas automatiquement une démission. Une analyse préalable du dossier était nécessaire.

"Il ne semble pas comprendre ce qui se passe à Charleroi. Le PS ne mesure pas l'ampleur du problème et continue à banaliser. Si le cdH veut continuer avec le PS, libre à lui mais, nous, nous n'avons plus confiance", a souligné le président du MR.

M. Reynders est revenu sur la valse des démissions intervenues depuis plusieurs mois: elle a commencé avec l'ancien bourgmestre Jacques Van Gompel, elle continue avec M. Demacq et le nom de M. Casaert revient régulièrement quand des dossiers relatifs à la gestion de Charleroi avant les élections sont évoqués.

"Nous demandons un électrochoc. Les gens doivent se rendre compte qu'il y a un vrai changement et je ne crois pas que le bourgmestre actuel permette de changer les choses. Après ce qu'il a déclaré ce week-end, on n'a plus confiance", a-t-il dit.

Le président du MR a déploré l'absence du président du PS, Elio Di Rupo, dans ce dossier. Il a appelé de ses voeux l'émergence d'une nouvelle génération de socialistes à Charleroi. Selon lui, la meilleure solution résiderait dans l'organisation de nouvelles élections. Pratiquement, la proposition est toutefois difficile à réaliser à moins d'une démission de tout le conseil communal.