Belgique Dans plusieurs partis, les élections à la présidence auront lieu prochainement.

Les exclusives sont si nombreuses que la perspective de parvenir à former un gouvernement fédéral semble aussi éloignée qu’au lendemain des élections. Il faut une certaine imagination pour voir quels progrès ont été réalisés depuis 4 mois…

"En fait, rien n’a changé depuis le 26 mai. Les présidents de partis en sont toujours à se renifler le derrière ", nous glisse cette source libérale.

" Avec la N-VA, on n’est d’accord sur rien ", a encore répété Paul Magnette la semaine dernière. Le discours ne devrait plus évoluer avant les 18 et 19 octobre et son élection à la présidence du PS. Le 4 novembre, les préformateurs rendront leur rapport au Roi.

D’ici là, quand Paul Magnette aura les coudées franches (pour l’instant, Elio Di Rupo est toujours en poste), il se pourrait que le discours évolue. Pour négocier réellement avec la N-VA ? Le PS ne pourra a priori pas l’éviter. Il faudra également que la N-VA mette de l’eau dans son vin. De là à aboutir à la formation d’un gouvernement… Les socialistes ne manquent jamais de rappeler que tout les oppose au parti de Bart De Wever. Ils pourraient du moins entrer formellement en négociations, quitte à ce que celles-ci échouent et qu’un autre scénario soit mis sur la table, exploré, pour peut-être enfin aboutir.

Car dans les autres partis la donne n’est guère plus évidente. Bart De Wever, président de la N-VA, est affaibli par la défaite électorale. Et Wouter Beke, président du CD&V, nommé au gouvernement flamand, va remettre son siège en jeu.

Idem pour Gwendolyn Rutten, présidente de l’Open VLD, et au MR avec Charles Michel. Des présidents affaiblis ou en partance ne disposent pas des meilleurs leviers et d’une légitimité pleine pour négocier des accords hautement explosifs au fédéral.