Il s'est expliqué quant aux nouvelles mesures prises ce samedi après-midi par la Région. En outre, un couvre-feu a été imposé de 22h à 6h du matin. Le port du masque est à nouveau obligatoire sur le territoire. Il a également été décidé que le secteur culturel allait devoir fermer ses portes, une mesure plus stricte que ce qui avait été décidé ce vendredi en Wallonie.

Une situation plus grave qu'ailleurs

"Il fallait prendre des mesures à la hauteur des enjeux d'une grande ville internationale comme l'est Bruxelles, où le virus circule, où il y a une concentration de population énorme." En plus de ces facteurs propres à Bruxelles, les "très mauvais" chiffres de ces derniers jours justifient également ces restrictions. "Que ce soit en terme de taux de contamination, de reproduction du virus et puis surtout maintenant en terme d'hospitalisation, et d'hospitalisation en soin intensif", insiste Rudi Vervoort.

Des mesures critiquées

Au sujet de la fermeture des lieux culturels, la mesure est fortement critiquée. Rudi Vervoort remet les choses dans leur contexte : "Tous ces protocoles auxquels on se réfère ont été avalisés dans la période de déconfinement." Hors, selon lui, nous ne sommes plus dans la même logique : "Aujourd'hui, on n'est plus dans une logique de déconfinement. Ce que l'on veut éviter, c'est le confinement total".

"On est avec un virus qui circule énormément, et donc l'objectif est de diminuer tant que faire se peut les contacts, sans mettre à mal l'école ou l'économie."

Du cas par cas

Sans surprise, les mesures décidées ce samedi ont été prises dans le but d'harmoniser au maximum les mesures prises par la Wallonie. C'est par exemple le cas du couvre-feu, qui sera imposé entre 22h et 6h du matin, comme c'est le cas en Wallonie dès ce soir. 

Mais pour Rudi Vervoort, "c'est la logique aussi dans un état fédéral de considérer que l'on a des mesures différenciées en fonction de la réalité épidémiologique". Vu la différence entre l'environnement urbain Bruxellois et le reste du pays, les mesures doivent donc, selon lui, être prises au cas par cas.