Le suspect-clé des attentats parisiens a été radié du registre communal de Molenbeek-Saint-Jean.

Salah Abdeslam, qui fut l’homme le plus recherché de Belgique pendant quatre mois après les attentats de Paris, ne peut plus rentrer en Belgique.

Un paradoxe pour cet homme qui a grandi chez nous et qui, à la base, voulait y rester pour éviter d’être jugé en France. Non, ce n’est pas parce qu’il est en prison : le terroriste a tout simplement été radié du registre communal en juin.

Lorsqu’un ressortissant étranger ne séjourne plus à l’adresse à laquelle il est officiellement inscrit, des contrôles sont effectués pour vérifier s’il s’y trouve toujours ou non.

Si ce n’est pas le cas, il est possible que la commune le radie de son registre. Conséquence directe : il perd sa carte F, c’est-à-dire le papier qui lui permet de rester en Belgique. Sa carte a été supprimée des registres belges.

Pourra-t-il rentrer chez nous s’il est un jour relâché ? Au cabinet de Theo Francken (N-VA), secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, on confirme qu’il faut d’abord attendre les résultats de l’enquête.

L’administration de Theo Francken veut toutefois éviter à tout prix d’avoir sur son sol de nouveaux cas Abdeslam et travaille donc sur un nouveau projet de loi. Celui-ci permettrait de pouvoir retirer le droit de séjour à ceux qui sont nés en Belgique ou arrivés avant leurs 12 ans, s’ils commettent des actes graves à l’égard de l’ordre public et la sécurité nationale. "À cela s’ajouterait une interdiction d’entrée en Belgique de plusieurs années. La durée de l’interdiction dépendrait de la gravité des actes commis", précise le cabinet.