Le secrétaire d'Etat souhaite sortir du "modèle de travail à la chaîne". L'ambition affichée par le secrétaire d'État est l'amélioration de la politique de retour, qu'elle soit volontaire ou forcée.

L' audit devra faire la lumière sur le fonctionnement de l'Office des étrangers, l'une des institutions à la réputation la plus opaque.

" L'Office des étrangers ne doit plus être une imprimerie d'ordres de quitter le territoire ", résume Sammy Mahdi.

Le retard dans la prise des décisions figure également dans le viseur. Pressé par les délais, le personnel de l'Office des étrangers en vient parfois à bâcler les décisions. L'objectif est d'arriver à un délai maximal de six mois. Aujourd'hui, un demandeur d'asile doit attendre en moyenne un an.

"Actuellement, nous sommes dans un modèle de travail à la chaîne, où chacun réalise sa tâche et l'envoie au suivant. Il faut quitter ce modèle pour une approche plus transversale, par pôle ", explique le secrétaire d'État.

L'audit devrait commencer dans le courant du mois de septembre. Les résultats sont attendus dix mois plus tard.