Il s'agira d'un instrument de mesure permettant de cartographier les consultations chez les médecins généralistes pour des maladies respiratoires. Ce projet se déroulera en collaboration avec l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami) et avec les associations de médecins généralistes Domus Medica et la Société scientifique de médecine générale (SSMG).

"L'augmentation du nombre de consultations en raison de problèmes respiratoires chez les médecins généralistes se traduit généralement par une augmentation des admissions à l'hôpital deux semaines plus tard. En cartographiant ces données, nous obtiendrons donc à l'avance des informations relatives à la propagation du coronavirus", a déclaré Sciensano.

Les consultations des généralistes concernant des problèmes respiratoires, dont le Covid-19, seront répertoriées sur la base du dossier médical électronique, qui génèrera automatiquement le nombre de patients souffrant de troubles respiratoires. Le médecin devra ensuite envoyer ce résultat à Sciensano deux à quatre fois par semaine. "Cela nécessitera quelques minutes de travail supplémentaires pour le médecin, mais c'est crucial", a ajouté Robrecht De Schreye, scientifique à l'Institut de santé publique. Sciensano analysera ensuite les résultats et établira un rapport hebdomadaire.

"Les données seront demandées à chaque médecin du pays, afin de pouvoir détecter les foyers de contagion", a indiqué le président de Domus Medica, Roel Van Giel. "Les données des médecins généralistes seront une énorme source d'information".

Le baromètre offrira également la possibilité au secteur des soins de santé de suivre l'évolution de la situation des soins de première ligne. "Cela devrait permettre une approche adaptée des soins dans les cabinets des généralistes et mener à une meilleure reconnaissance du rôle important qu'ils jouent", a expliqué Sciensano.

L'institut a, par ailleurs, précisé que les généralistes participants au baromètre pourront compter sur une compensation financière pour cette collaboration: 400 euros pour les médecins qui enverront les données deux fois par semaine entre octobre et mars, et 800 euros pour ceux qui le feront quatre fois par semaine.