"Si on rate l'étape du vaccin, si on est en-dessous des 60 à 70% de gens qui se vaccinent, ce ne sera pas efficace et on va rester dans cet entre-deux de défonfinement-reconfinement. Ce n'est pas possible." Le comité interministériel santé prévu ce mercredi pourrait définir la stratégie de vaccination pour la Belgique, alors que plusieurs commandes de vaccins ont déjà été passées par le fédéral. Pour François De Smet, il s'agit d'une étape importante, le président de DéFI formulant deux demandes. Il souhaite ainsi "que tous les habitants de ce pays aient droit à un vaccin de la même qualité" et appelle l'ensemble des partis et des forces vives du pays à s'engager dans "une campagne pro-vaccin".

François De Smet est aussi revenu sur la cacophonie de la communication de la majorité fédérale y voyant l'une des causes de la deuxième vague de la pandémie de Covid-19. Il a vivement critiqué les sorties de Georges-Louis Bouchez (MR) et Paul Magnette (PS) évoquant un assouplissement pour les fêtes de Noël, proposition balayée par le Premier ministre Alexander De Croo et le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke. "Ces sorties font plus de mal que de bien. Sur ce point là, le gouvernement a raison. L'une des rares certitudes que nous avons sur ce virus, c'est que l'intergénérationnel, le fait de passer du temps en famille, est le meilleur propagateur. Si on ne veut pas se prendre une troisième vague, il ne faut absolument pas donner de faux espoirs et rester, pour les fêtes de Noël, sur cette ligne dure."

Il a enfin appelé à justifier par des études scientifiques les décisions prises. "Quand on a M. Clarinval (ministre fédéral des PME et des Indépendants, ndlr) qui sort du comité de concertation en disant 'on a obtenu la réouverture de', ça donne l'impression qu'on a, en fait, une négociation syndicale. Or, un gouvernement doit décider de manière univoque."