Ils réclament que le ministre change sa méthode: plus d'obligation du masque, protéger uniquement le groupe à risque et conseiller aux personnes à risques de consulter leur médecin. La décision d'imposer le port du masque à l'école pour les élèves à partir de 12 ans préoccupe les signataires, en majorité des médecins généralistes.

"Ces derniers mois, le bien-être général des enfants et des jeunes a été soumis à de fortes pressions. Dans nos cabinets, nous voyons un nombre croissant d'enfants et de jeunes qui se plaignent en raison des règles de comportement qui leur ont été imposées. Nous diagnostiquons des problèmes d'anxiété et de sommeil, des troubles du comportement et une peur de la contamination. Nous constatons aussi une augmentation de la violence domestique, de l'isolement et de la privation. Beaucoup de jeunes manquent de contacts physiques et émotionnels", disent les médecins dans leur lettre ouverte.

"L'obligation du port du masque dans les écoles est une menace sérieuse pour leur développement. Il ignore les besoins essentiels de l'enfant en croissance (...) L'obligation du port du masque fait de l'école un environnement menaçant et dangereux, où la connexion émotionnelle devient difficile.

Selon eux, il n'y a "aucune preuve à grande échelle que le port du masque dans un environnement non-professionnel ait un effet positif sur la propagation des virus, et encore moins sur la santé en général. Il n'y a pas non plus de base légale pour faire respecter cette obligation".

Les signataires expliquent aussi que les enfants en bonne santé confrontés au Covid-19 guérissent par défaut sans complications et qu'ils contribuent par la suite à la protection de leurs semblables en augmentant l'immunité de groupe.

Cette lettre ouverte vise, selon les signataires, à lancer un débat ouvert et contraignant.

Le ministre de l'Enseignement flamand s'en tient à l'accord qui a été conclu avant les vacances avec les virologues et le monde de l'enseignement pour faire redémarrer les écoles en code jaune. "Dès que cela pourra se faire en toute sécurité, je serai le premier à abolir le port du masque", a dit le ministre. "Cela faisait partie de l'accord et n'a pas été une décision facile. Si l'on supprime un élément de l'accord après une semaine, alors on peut recommencer tout le débat."