Face à l'émergence du variant Delta en Belgique et la crainte d'une quatrième vague de l'épidémie, de nombreuses voix se sont récemment élevées pour rendre la vaccination obligatoire, du moins pour le personnel soignant.

Toutefois, la majorité du monde politique s'était jusqu'ici refusée à se positionner en faveur d'une quelconque obligation vaccinale. Mais ce jeudi, François De Smet a ouvertement plaidé en faveur de cette obligation. Selon le président de DéFi, elle serait plus "franche" et plus "efficace" que d'autres initiatives proposées par le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, comme par exemple de rendre public le taux de vaccination par établissement de soins. 

 

Au micro de LN24 ce jeudi soir, François De Smet a réitéré ses propos. "Pour les maisons de repos et de soins, il y a quelque chose à faire. A Bruxelles, il y a 40% du personnel de ces établissements qui ne sont pas vaccinés. Si on se prend un variant Delta un petit peu virulent, cela risque de tourner à la catastrophe", s'est-il justifié.

Le président de DéFi dit toutefois "regretter" de devoir en arriver là : " Je suis comme tout le monde, plutôt preneur d'une vaccination non-obligatoire, mais regardons les choses en face. C'est une question de santé publique".