Quel est le profil des patients hospitalisés actuellement ?

"Le profil est différent que celui du mois de mars où les patients étaient plus âgés. Aujourd’hui, ils ont entre 50 et 60 ans en majorité. Il y a également des patients plus jeunes mais ça reste des patients à risques."

Au vu de sa progression, cette vague ne risque-t-elle pas de durer plus longtemps ?

"C’est une de nos craintes en effet. Elle sera sûrement plus lente et progressive. Même si les cas graves sont moins présents, l’évolution de jour en jour reste imprévisible, ça peut très vite se dégrader."

Quelles sont vos craintes pour la suite ?

"C’est que si une troisième vague arrive, il n’y aura plus de personnel car on sera tous malades, c’est le risque si ça dure. Quand on n’est pas malade, on ne peut pas comprendre ce qui se passe, je peux garantir que ce n’est pas quelque chose à sous-estimer, ce virus laisse de lourdes séquelles sur le long terme, parfois sur plusieurs mois. On le voit surtout sur le plan mental, les gens ont du mal à récupérer, ce sont pourtant des personnes actives et souvent en bonne santé à la base. Comme une fracture à la jambe, les séquelles du Covid restent à vie, on ne peut ensuite plus recourir normalement."

Quel est votre regard sur la gestion de la crise de la part des autorités ?

"Personnellement, je suis pour des mesures plus strictes car les contaminations externes (non issues du travail) restent majoritaires. Il faut imposer le masque partout, renforcer les gestes simples comme laver les mains le plus souvent, il faut cesser de changer les règles toutes les semaines mais simplifier et fixer les règles dans le temps tant que la situation n’est pas en ordre."