Réunis en kern (comité ministériel restreint), les poids lourds de la Vivaldi ont, à nouveau, évoqué la question de la prolongation ou non des centrales nucléaires au-delà de 2025.

Stupeur autour de la table lorsqu’une interview de la vice-Première ministre MR a été publiée sur le site web de nos confrères du Soir : dans cet entretien, Sophie Wilmès confirmait être sur la même ligne que son président de parti, Georges-Louis Bouchez. Elle estimait qu’il y avait un "problème" à stopper l’énergie atomique en Belgique et tranchait la question : "Ce n’est pas faisable."

Peu courtois vis-à-vis du Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) qui bataille pour tenter de stabiliser son gouvernement et qui se trouvait ainsi mis devant le fait accompli en plein kern… "Alexander a fait savoir à Sophie que son comportement était déloyal", a confié une source à nos confrères de La Libre Belgique.

D’autres partenaires du MR au sein du gouvernement grincent des dents. "Le Premier ministre et les vice-Premiers ministres ont été pris en otage lundi soir par la ligne Bouchez/Wilmès, explique un autre informateur fédéral. Coincée par sa propre position exprimée de la sorte dans la presse, Sophie Wilmès s’est transformée en une statue de marbre. Malgré cinq heures de discussions, elle n’a pas changé de position. Ce jeu du MR commence à énerver tout le monde."