La ministre des Affaires étrangères et ancienne Première ministre, Sophie Wilmès, a salué l'exceptionnelle "solidarité entre les Belges" tout au long de la pandémie de Covid-19 qui a éclaté lorsqu'elle était à la tête du gouvernement, dans un entretien accordé aux titres Sudpresse vendredi. "Il y a un an, on a dû prendre des décisions dans l'urgence, avec énormément d'inconnues. On savait que le lockdown, ainsi que la limitation des libertés étaient nécessaires, mais on n'avait pas le niveau de connaissances fines qui permettait de savoir ce que cela allait donner et combien de temps la crise allait durer", explique Mme Wilmès.

Revenant sur les assouplissements décrétés par son gouvernement en septembre dernier, avant une seconde vague d'épidémie de Covid-19, la libérale précise qu'il était impossible de dire "après coup, que cette stratégie développée par les experts n'était pas la bonne, (...) toute l'Europe a connu une deuxième vague".

"Les certitudes d'aujourd'hui ne sont pas celles de demain. Il faut beaucoup d'humilité (...) Et puis, soyons de bon compte: qui aurait pensé que l'on aurait déjà cette capacité de vacciner aujourd'hui?", poursuit-elle.

Elle salue par ailleurs la solidarité qui s'est créée entre les Belges. "Cela a été exceptionnel. Elle existe toujours mais on ne sent plus le besoin de la mettre en évidence, c'est dommage", selon Mme Wilmès.

"On a imposé beaucoup de choses à la population. On leur a dit ce qu'ils pouvaient faire ou pas, presque qui ils pouvaient voir. C'est assez dingue. Tout le monde a fait des efforts et il faut le souligner", ajoute la cheffe de la diplomatie belge.

Revenant sur son rôle de Première ministre, Mme Wilmès note que la position qu'elle a dû prendre a eu un grand impact sur elle. "Comme toute épreuve, j'essaie d'en tirer du bénéfice et de grandir. J'ai peut-être perdu une part de ma naïveté, mais je reste confiante en l'avenir", conclut-elle.