Aujourd'hui ministre des Affaires étrangères du gouvernement De Croo, Sophie Wilmès a dû faire face au début de l'épidémie de coronavirus en Belgique alors qu'elle était Première ministre. Sur le plateau de RTL-TVI, elle est revenue sur sa gestion de l'épidémie. 

Après la première vague, on a souvent reproché à la libérale l'assouplissement des mesures sanitaires. Interrogée sur sa responsabilité dans la seconde vague, l'ex Première ministre s'est défendue:

"Il y a un raccourci qui est énorme. Marius Gilbert expliquait que le CNS du 23 septembre n'était pas responsable de la deuxième vague", martèle-t-elle.

Une semaine avant la prise de fonctions du gouvernement De Croo, ce CNS avait acté un fort allègement des règles sanitaires, avant que la hausse des contaminations ne conduise le nouveau gouvernement à déclarer un second confinement. 

"Le 23 septembre,  on a suivi les propositions des experts. Ce qu'on a fait d'ailleurs depuis le début et on nous l'a suffisamment reproché. Et puis ce n'est qu'un mois et une semaine plus tard qu'on a effectivement acté un lockdown. Entre-temps, on a essayé de serrer petit à petit la vis, le nouveau gouvernement aussi, pour voir comment on pouvait régler cette deuxième vague, et on n'y est pas parvenu. Et je pense qu'il ne faut pas pointer du doigt les uns et les autres. Il s'agit encore d'un virus qui est mieux connu qu'il y a neuf mois, mais où il y a encore plein d'interrogations là-dessus", justifie-t-elle.