"Ce qui est certain, c'est que nous devons trouver le juste équilibre pour éviter de reporter les efforts à plus tard, sur les épaules des générations futures; sans mettre en péril pour autant la relance qui s'amorce. C'est ce à quoi nous travaillons." Jeudi matin dans le Soir, la libérale flamande Eva De Bleeker a jugé "souhaitable de faire dès à présent un effort supplémentaire de 0,4 %, pour un effort global égal à 0,6 %, soit environ 3 milliards d'euros."

Cette sortie a fait bondir l'aile gauche de la coalition Vivaldi. "Nous avons besoin de politiques nouvelles et d'investissement, au-delà des mesures d'économie structurelle déjà décidées et appliquées en 2021", a répondu le vice-Premier Ecolo Georges Gilkinet.

Le débat budgétaire "sera compliqué si on repasse par l'austérité et les vieilles recettes libérales", a averti de son côté la ministre des Pensions, la socialiste Karine Lalieux. "Mais si on reste sur un effort de 0,2% comme le prévoit l'accord de gouvernement, avec la volonté de soutenir les plus fragiles, on y arrivera sans problème."

Des discussions informelles ont eu lieu jeudi après-midi au sein de la coalition, a-t-on appris à plusieurs sources. Les États membres doivent soumettre leurs projets de plans budgétaires à l'Europe au plus tard le 15 octobre. La Commission européenne a suspendu pour l'an prochain encore l'application des règles de Maastricht.