"Le ministre de l'Energie, la ministre du Climat et le ministre du Travail et de l'Economie pourraient prendre l'initiative dans ce domaine. Compte tenu de la répartition des compétences, les Régions doivent être impliquées", estime le syndicat jeudi. Alors que le gouvernement doit se prononcer sur la sortie du nucléaire, la FGTB déplore notamment le fait que le sort des travailleurs des centrales nucléaires et des entreprises annexes ne soit pas pris en compte.

"Si toutes les conséquences sociales et économiques ne sont pas anticipées, l'angoisse et l'incertitude ne feront que grandir. L'incompréhension envers l'action politique aussi", estime le syndicat. "Tout comme la transition écologique doit se construire avec l'assentiment et la participation des travailleuses et travailleurs, la transition vers une production énergétique plus durable doit empêcher un drame social, afin de générer un maximum d'adhésion au projet."

Le syndicat réclame des perspectives réelles pour les travailleurs concernés.

"Le dialogue social doit occuper une place centrale pour qu'un plan social, en application de l'article 10 de la loi sur la sortie du nucléaire (2003), soit enfin négocié. ENGIE Electrabel, ainsi que les autres entreprises du secteur, devront inévitablement assumer leurs responsabilités envers les travailleuses et les travailleurs, y compris en termes financiers", conclut le syndicat qui demande la création d'une Commission pour une transition juste dans le secteur énergétique.