Deux ans après sa condamnation, l'ancien maître du PS a effectué hier sa rentrée télévisée

BRUXELLES `Cette cicatrice-là ne se ferme guère´ C'est sans doute la seule allusion plus ou moins explicite qu'aura faite hier, sur les antennes de la RTBF, Guy Spitaels à sa condamnation dans l'affaire Agusta- Dassault. Car, pour le reste, il s'en est tenu à sa ligne de conduite, à savoir aucun commentaire sur le grand feuilleton politico-judiciaire des années 90.

La rentrée télévisée de l'ancien président du PS n'aura donc réservé aucune surprise. La couleur était d'ailleurs connue, puisque Guy Spitaels avait clairement indiqué qu'il n'avait aucunement l'intention d'annoncer son retour en politique. Pour lui, tout cela, c'est du passé. `J'ai exercé certaines fonctions. C'est une page de ma vie qui est aujourd'hui tournée. Sans amertume. Je vais avoir 70 ans, je suis en bonne santé, j'ai un appétit de vivre. Je mène une existence très ordinaire, comme les gens de mon âge. Je lis, je voyage, je vais au cinéma ou au théâtre, je visite des musées. Je suis sans doute plus attentif à mes petites-filles que je ne l'ai été à mes propres enfants.´

Guy Spitaels a malgré tout donné son avis sur quelques sujets chauds du moment, notamment la problématique des réfugiés. `Je soutiens entièrement la politique du gouvernement, aussi bien concernant le remplacement de l'aide financière par de l'aide matérielle que les mesures prises pour que les dispositions légales soient respectées.´

Quant à savoir s'il pense encore avoir du pouvoir, il se contentera de répondre par cette phrase: `Il n'y a pas que le pouvoir de l'action. Le pouvoir des idées est aussi important. Ce que l'on dit, ce qu'on écrit a également de l'influence.´