''Sportif dans l'âme'

Belgique

P. D. V., K. F. et Jo. M.

Publié le

Georges Heylens se souvient d'un grand ami de Bruxelles

BRUXELLES Né en 1919 à Forest, Paul Vanden Boeynants reste un personnage dans le chef des Bruxellois qui l'ont connu ou croisé. Ces amis d'un jour ou de toujours, on les retrouve partout, là où VDB a posé ses bagages et son franc-parler.

Grand supporter, si pas le meilleur, de l'Union saint-gilloise, VDB s'inquiétait du sort de son club préféré. Pour l'occasion, Georges Heylens, entraîneur de l'Union à l'époque, l'a rencontré maintes fois: `Il était alors ministre de la Défense et, un jour, il m'a fait appeler par son chef de cabinet pour parler du club. Il s'intéressait vraiment au fonctionnement de l'Union et s'inquiétait si tout se passait correctement. A notre première rencontre, en 1975, ont suivi plusieurs autres et toujours avec le même intérêt. Présent un match sur deux de l'Union, c'était un grand sportif dans l'âme, si pas sur le terrain. Il m'a dit un jour: tu es un ket de Bruxelles comme moi, on ne peut que s'entendre. Et c'était vrai! Les Bruxellois ont perdu un grand ami.´

De Laeken à Saint-Josse, en passant par les Marolles

Alors que VDB tentait de se faire un nom dans le secteur de la viande, il travailla dans la boutique de ses beaux-parents à Saint-Josse. Une boucherie dont la notoriété dépassait largement les frontières de la commune. Elle était située au coeur même de ce village, sur la place Saint-Josse, là où, aujourd'hui, s'affiche une pharmacie. Nous sommes dans les années quarante. Emile Uyttendaele, le fromager du coin, fouille dans son esprit: `J'ai bien connu la boucherie vu qu'elle était à une dizaine de mètres à peine de ma fromagerie, La Petite Vache. C'était un voisin avec qui nous n'avions pas énormément de contacts. Mais on se disait bonjour. C'est à cette époque, si je ne m'abuse, qu'il épouse madame Deurinck. Leur boucherie a eu du succès, vous pouvez me croire.´ Emile est, lui aussi, né en 1919. `Je ne savais pas que l'on avait le même âge. La seule chose dont je me souvienne, c'est que Paul était bel homme. Et qu'il avait un certain succès auprès des femmes.´

Dans les Marolles, Paul Vanden Boeynants, à l'instar de son ami Michel Demaret décédé lui aussi il y a peu, était évidemment bien connu et très aimé. Au détour de la place du Vieux-Marché, ses amis étaient légions. Jusqu'aux petites soeurs de l'asile Saint-Joseph, installé rue Haute. `M. Vanden Boeynants s'était montré généreux plusieurs fois avec notre institution. Notamment à l'époque de Noël, où il nous offrait du boudin et des speculoos´, se souvient la mère supérieure de ce home.

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