Interrogé mardi par Het Laatste Nieuws, le virologue s'est montré optimiste... tout en restant pragmatique. "À l’heure actuelle, les contaminations augmentent de 85 % (NDLR: ce mercredi, l'augmentation était même de 96% selon les derniers chiffres de Sciensano). C’est presque un doublement de manière hebdomadaire. Mais on s’y attendait", rassure-t-il en analysant la situation actuelle. "Je ne sais pas si nous arriverons à 125.000 cas officiellement signalés. Le pourcentage de tests positifs est désormais d’un sur quatre à un sur trois. Cela signifie que nous manquons des infections et que nous ne les voyons pas dans les statistiques", ajoute-t-il.

La bonne nouvelle provient des hôpitaux, explique le porte-parole interfédéral. Pour lui, il ne faut pas trop se référer aux nombres d'infections. "Nous ne pouvons pas arrêter ce coronavirus", confesse-t-il. "La question est de savoir ce que cela signifie pour le système de santé. Là, vous voyez une pression croissante. Les hospitalisations ont augmenté mais elles sont beaucoup moins spectaculaires que les infections. Cela a même légèrement ralenti par rapport à la semaine dernière, mais cela pourrait être temporaire."

En d'autres termes, Omicron est beaucoup moins pressant sur nos hôpitaux que les précédents variants, une tendance qui se confirme de jour en jour. "La chance de se retrouver en soins intensifs avec Omicron est beaucoup plus faible qu’avec le variant Delta. Ce sont de bonnes nouvelles", conclut le virologue.

"Omicron va aussi disparaître"

Après cette vague, la vie en Belgique pourrait reprendre un cours plus ou moins normal selon lui. "Nous allons connaître une belle période après cette vague", a affirmé Steven Van Gucht pour la VRT. "Beaucoup de personnes ont reçu une troisième dose ou ont été infectées soit par Omicron, soit par un autre variant. L'immunité s'améliore de plus en plus. Je m'attends donc à un printemps et un été calmes, qui nous permettra d'assouplir les mesures".

Mais pas encore de quoi crier victoire trop vite. "On va pouvoir assouplir sous certaines conditions mais aussi resserrer la vis si c'est nécessaire", a-t-il poursuivi auprès de la VRT. "De nouveaux variants vont encore apparaître. C'est comme cela que les virus fonctionnent. Nous ne devons pas en avoir peur et cela ne doit pas nécessairement être un problème. Omicron va aussi disparaître un jour."