L'expert a peur que les Belges aient des comportements moins responsables, en se pensant protégés par le masque. 


À partir de ce lundi 4 mai, le port du masque devient obligatoire dans les transports en commun. La commune bruxelloise d'Etterbeek l'impose, quant à elle, dans les lieux publics où le respect de la distanciation sociale est compliqué. Cela concerne des artères commerçantes ainsi que leurs magasins. Le virologue Steven Van Gucht estime, pour sa part, qu'une telle protection au supermarché n'est pas nécessaire. Ainsi, dans une interview au quotidien flamand De Morgen, le porte-parole interfédéral confie lui-même ne pas porter de masque pour faire ses courses.

Selon lui, il faut faire une différence entre les contacts à haut et à faible risque. "Il y a un risque élevé lorsqu'une personne passe quinze minutes en compagnie d'une autre, à une distance inférieure à un mètre et demi, détaille le scientifique au journal flamand. Si on se croise simplement, il y a très peu de risque de contamination."

Comme d'autres experts, Steven Van Gucht rappelle que le port du masque ne doit pas mettre un terme aux bonnes habitudes adoptées pendant le confinement. Il invite ainsi les Belges à conjuguer cette protection avec les gestes barrière adoptés depuis le debut de la crise sanitaire. "Garder ses distances et une bonne hygiène reste essentiel", avertit le porte-parole interfédéral covid-19. L'expert craint ainsi que le port du masque ait des "effets secondaires". "Si les gens pensent qu'ils sont protégés, ils vont avoir tendance à prendre plus de risques, regrette M. Van Gucht. Peut-être également que les personnes un peu fiévreuses ou malades vont penser pouvoir se rendre au magasin avec un masque. Ce qui n'est absolument pas le cas. Quiconque se sent malade doit rester à la maison."