Ces nombres importants, accompagnés d'un taux de positivité en hausse importante (25%), marquent bien notre entrée "dans la 5e vague épidémique alimentée par l'apparition du variant Omicron", a expliqué M. Van Gucht. Si la situation se détériorait principalement dans un premier temps pour les jeunes dans la vingtaine à Bruxelles, toutes les tranches d'âge et toutes les provinces sont maintenant concernées. Un quart des nouvelles contaminations sont encore néanmoins constatées dans la seule capitale, sans doute à cause d'une population "moins vaccinée, plus mobile au niveau international, et plus jeune donc ayant plus d'activités impliquant des contacts", a expliqué le virologue.

Les nouvelles hospitalisations sont elles aussi en augmentation, et ce depuis fin décembre, avec 172 nouvelles admissions par jour en moyenne (+28%) mais la situation en unités de soins intensifs "reste gérable pour l'instant avec moins de 500 patients, bien qu'on atteigne ici le point le plus bas", a prévenu d'ores et déjà Steven Van Gucht.

Si les décès continuent de diminuer (23 par jour contre 31 la semaine précédente), "ils ont augmenté cependant pour la tranche d'âge entre 25 et 65 ans, moins vaccinée et ayant moins bénéficié de doses booster", a expliqué le scientifique.

Le point presse était également l'occasion de revenir sur les nouvelles règles de quarantaine suite à un cas contact positif à haut risque. Pour les gens ayant reçu leur dose de rappel ou les personnes doublement vaccinées depuis moins de 5 mois, "il n'y a plus de quarantaine obligatoire, ni de tests PCR à effectuer mais bien une 'pseudo-quarantaine' de dix jours où il faut éviter tout contact, ne pas se rendre au café, ni voir ses amis, et porter de préférence un masque FFP2", a détaillé Steven Van Gucht.

La mesure s'applique également aux jeunes âgés de 12 à 17 ans qui ont reçu leur vaccination de base, quelle que soit la date de la vaccination. La seule condition est que la personne concernée ne présente aucun symptôme.

Pour les personnes partiellement vaccinées, une vraie quarantaine de sept jours doit être respectée, pouvant être raccourcie à 4 jours à condition de réaliser des autotests journaliers, et de respecter les mesures de la "pseudo-quarantaine". Pour les non-vaccinés, ces délais passent à respectivement dix et sept jours.

Mais "la politique de quarantaine n'a pas été adaptée parce que les risques ont disparu", a prévenu M. Van Gucht. "Un cinquième des personnes entièrement vaccinées sont tout de même infectées par le coronavirus après un contact à haut risque".