Selon l’organisation, la crise suicidaire peut être comparée à une branche déjà bien entamée qui nécessite d’être rapidement soignée pour éviter qu’elle se brise.

Durant la première vague de coronavirus, les bénévoles avaient ressenti une forte augmentation du nombre d’appels ainsi qu’une intensité accrue des échanges. Le centre en avait déduit que la crise sanitaire amplifiait le processus de la crise suicidaire. Mais la seconde vague semble encore plus cruelle. "Pour faire face à la première vague, les citoyens ont mobilisé des ressources qu’ils n’ont pas encore eu le temps de renouveler. Ils affrontent donc cette deuxième vague avec des ressources entamées, ce qui les fragilise et leur donne moins d’énergie pour affronter les défis de cette crise qui perdure", observe en effet l’organisation. Celle-ci insiste toutefois sur la dimension multifactorielle du phénomène. "Si le suicide est toujours multifactoriel, les conséquences socio-économiques de la crise participent à une augmentation des facteurs de risque. Les individus et la collectivité en ressortent donc fragilisés. La crise sanitaire ne va pas générer à elle seule un processus suicidaire mais peut en constituer un élément déclenchant, à la manière de la goutte d’eau qui fait déborder le vase."

Pour le Centre de prévention du suicide, entretenir des liens sociaux est indispensable. "Si une personne est gagnée par le désespoir, nous pensons qu’une personne telle qu’un écoutant bénévole ou un psychologue peut aider à faire renaître l’espoir." Si vous éprouvez des difficultés, n’hésitez pas à contacter le centre sur sa ligne d’écoute anonyme et gratuite au 0800 32 123 ou à en parler à une personne de confiance ou un psychologue.