Les responsables de Liège Airport ont écrit au Premier ministre cette semaine pour faire offre de service alors que la problématique du survol de Bruxelles peine toujours à faire consensus.

"Alors que le le couperet des amendes se profile à l'horizon, chacun campe sur des positions connues et ce dialogue de sourds fragilise l'image du pays", relèvent la direction de Liège Airport et les syndicats liégeois (CSC et FGTB) dans ce courrier. Ils rappellent également que suite aux attentats du 22 mars 2016, les installations liégeoises avaient été fortement sollicitées pour limiter l'impact économique du drame.

"Les aéroports régionaux et singulièrement Liège Airport ont démontré leur capacité de gestion de crise", écrivent notamment Luc Partoune, CEO, et Marie-Dominique Simonet, présidente de Liège Airport. Avant d'inviter "les autorités fédérales et régionales à se saisir des réelles opportunités que présente Liège Airport dans le cas d'une solution aux problèmes de bruits liés aux activités de l'aéroport de Zaventem". LIège Airport est ouvert 24 h sur 24 7 jours sur sept et sa piste intercontinentale de 3700 m permet des capacités opérationnelles importantes de jour comme de nuit, indique encore LIège Airport en invitant les "partis francophones à se saisir de cette main tendue".

Dans ce courrier, les autorités aéroportuaires liégeoises rappellent que des mesures de gestion environnementales ont été prises dans le périmètre de Liège Airport, ce qui n'est pas le cas à Zaventem. Liège Airport estime encore que le chantage à l'emploi exercé sur les autorités régionales bruxelloises "n'a pas lieu" si les solutions existant à l'intérieur des frontières nationales sont prises en compte.