La CEO sortante de Proximus a déclaré regretter que la vente de ses actions Proximus, un mois avant l'annonce de son départ de l'entreprise, ait pu être mal interprétée.

Dominique Leroy regrette la manière avec laquelle la vente de ses actions Proximus, le 1er août dernier, a été "perçue". Les syndicats (CSC-Transcom, la CGSP-Télécom et le SLFP Proximus) ont réclamé le départ immédiat de Dominique Leroy, qu'ils accusent notamment de partir pour un concurrent "en emportant des données sensibles", mais aussi de délit d'initié. En vendant pour 285000 euros d'actions Proximus, un mois avant d'annoncer son départ, les syndicats suspectent que la patronne était déjà en négociation avec KPN, avec qui elle collaborera à l'avenir. L'autorité de contrôle des marchés financiers, la FSMA enquêtera sur la question.

"Un CEO d'une entreprise cotée en bourse n'a que peu de périodes dans l'année où il peut traiter ses actions sur le marché", se justifie-t-elle à l'agence Belga. "Après la publication des résultats du deuxième trimestre, le 1er août 2019 était la première date à laquelle de nouvelles transactions m'étaient autorisées. J'ai donc donné fin juillet instruction à la banque de vendre des actions Proximus à cette date, ce qui a été effectué, avec comme il se doit, notification au régulateur le 5 août et publication sur son site le 6 août."

Elle n'avait pas encore décidé de partir

Selon la future ex-CEO de Proximus, elle n'avait pas encore décidé de quitter Proximus le 1er août dernier. Soit, le jour de la vente des fameuses actions. Mais elle était bel et bien en "contact" avec l'entreprise qu'elle dirigera prochainement. "J'étais en discussion sur le renouvellement de mon contrat avec Proximus et en conversation avec diverses parties externes, dont KPN", indique-t-elle.

"Je comprends qu'a posteriori, ce timing puisse créer la perception que j'ai procédé à cette vente juste avant et à cause de mon départ. Je regrette que cette perception puisse avoir été créée car ceci n'est pas en ligne avec mes valeurs d'intégrité et de transparence qui sont essentielles pour moi", argue-t-elle.